Découvertes dans les caves du « Prince-de-Condé » (1779, démoli), les deux sources ferrugineuses sont utilisées par un privé comme bains et douches (établissement Mexher, 1849). Rencontrant un vif succès, leur exploitation est amplifiée à partir de 1863 – jusqu'à concurrencer les pouhons officiels et entraîner la Ville dans une saga juridique (démission du bourgmestre Jacques-Joseph Servais, 1870) – par la firme Schaltin, Pierry & Cie, associée à la société thermale de Vichy.
Une trinkhalle de fer et de verre est construite (8 × 10 m), destinée à faciliter l'accès à ses clients au sous-sol (grotte artificielle) dans un cadre protégé et arboré (palmiers, bananiers, fougères ).
Promues à la gratuité par le rachat de la Ville en 1904 (qui démolira à cette occasion l'hôtel contigu), elles reçoivent une extension pyramidale en verre en 1988 (arch. Marcel Geenen, 1988), aujourd'hui galerie d'art.
Thomas Moor
| Sources |
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| Lafagne P., «Histoire de la source dite "Prince de Condé"» dans Histoire et archéologie spadoises, n° 10, 1977, p.76-83. |
| Krins Vanessa, «Le patrimoine de Spa» dans Carnets du Patrimoine, 2009, p.28-32. |