Au volume compact sur plan presque carré érigé en moellons équarris de grès local s'adjoint vers l'ouest une avancée sur les quatre niveaux, marquée par un pignon, les deux supérieurs bardés d'ardoises.
Vers la vallée, un pignon à colombages émerge de la toiture principale en double bâtière, elle aussi ardoisée, sur l'axe du séjour prolongé par une terrasse portée par quatre piliers de maçonnerie, axe où apparaissent aussi des baies tripartites, celle de l'étage en serlienne.
Chaque façade a une identité propre obtenue par des variations dans le traitement des percements.Vers l'avenue, donnant son ampleur au hall central, un oriel sur deux niveaux, avec base de maçonnerie, croisées en menuiserie et bandeau intermédiaire ardoisé, est abrité sous l'avant-toit formant un égout retroussé ; cet oriel rappelle C.F.A. Voysey.
L'autre élément fort de cette façade est l'entrée formée par un porche dans-œuvre à trois baies cintrées, une colonne renflée articulant escalier et garde-corps, le tout en pierre de taille calcaire. Deux alignements verticaux de baies reçoivent des avancées en menuiserie formant de petites loggias surmontées de balcons, et l'amortissement du pied de versant vers l'avenue est marqué latéralement par de petits pans de colombages rappelant les pignons. Les façades presque austères sont ainsi animées par des percements propres aux relations de chaque pièce avec le paysage.
Rénovée en 2009,débarrassée de vignes vierges envahissantes, la villa a retrouvé son aspect initial.
Raymond Balau
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