ELMA, site Nérette

Ecoles secondaires Ecoles maternelles Ecoles primaires

1959 - 1960 1959 - 1960 1974 - 1988 1974 - 1988 2002 - 2012 2002 - 2012
Réalisé

Le site Nérette de l'école ELMA, anciennement école des Sœurs Notre-Dame à Marche, est acquis en 1883. Le parc où coule la Marchette compte alors seulement deux bâtiments en point haut. 

Deux constructions de 1888 et 1928 accueillent pensionnat et enseignement pour les filles. En 1959, à la suite d'une forte augmentation de la population scolaire, un comité de construction est constitué. L'architecte Raymond Lamarche propose une longue façade de 65 m en avant-plan des constructions existantes, s'adaptant à la dénivellation du terrain et formant un ensemble sur cours haute et basse articulées par des préaux superposés. 

De 1974 à 1988, l'école primaire et fondamentale IND (institut Notre-Dame), la salle de sport intra-muros et l'extension du secondaire sont confiées au bureau de l'architecte René Cailteux. L'IND est implantée le long du chemin « de Nérette » dans le bas du parc. À cette occasion, la drève de la rue du Luxembourg qui traversait l'ensemble du site est supprimée. Deux volumes légèrement décalés, respectivement classes et services, s'ouvrent côté rue, au sud, par un rythme de colonnes en béton coffré. En haut du site, dans la courbe du lacet de la rue de Nérette, la salle de sport, grand volume en pierre calcaire régionale avec toiture en ardoises, prolonge les petits bâtiments existants et le muret d'enceinte. 

De 2002 à 2012, les dernières interventions réalisées intra-muros par le bureau de l'architecte Philippe Lecocq complètent, rénovent et adaptent le site à la restructuration de l'enseignement libre marchois ELMA de 1996-1997. Le bâtiment d'avant 1883, préexistant à l'école, est démoli, à l'exception des colonnes en fonte d'une galerie vitrée. L'enjeu est d'intégrer un programme dense dans un bâti existant peu adapté. Une nef fine, large de 9 m, reprend la plus grande partie des nouvelles classes desservies par des coursives sur trois niveaux. 

Une galerie contemporaine, en clin d'œil à celle de 1900, laisse s'infiltrer la lumière zénithale et s'ouvre vers la cour par une façade vitrée, striée par le système de protection solaire en lamelles de bois. Un auvent pentagonal dépassant légèrement du mur d'enceinte complète l'entrée haute du site.

Anne-Sophie Nottebaert