Connu à Bruxelles pour des habitations au dessin précis et au lyrisme contenu, Victor Taelemans s'est livré au travers de La Roseraie à l'exercice obligé de la maison de campagne : ici en bordure de chaussée, proche de la Meuse, dans un site ponctué de villas plus ou moins démonstratives.
Reprise dans Petites Maisons Pittoresques, de même qu'un aménagement intérieur du Clos Évangéline voisin (n° 56), également dû à Taelemans, La Roseraie résout sans emphase, en évitant les clichés, l'agencement de l'oriel à deux niveaux surmonté d'un balcon et d'une terrasse dans-œuvre, sur base d'un volume simple et massif.
Les façades en moellons mixent calcaire de Meuse et nuances gréseuses avec un effet moucheté au chromatisme intéressant. La partie arrière est moins stricte, incorporant un garage.
Les détails constructifs sont expressifs mais sans fioritures, comme les volets ou le portillon à rue (disparus).
Raymond Balau
| Sources |
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| Petites maisons pittoresques, Paris : Librairie d'architecture Ducher et fils, 1908. |