Station scientifique des Hautes-Fagnes

Bâtiment universitaire

1970 - 1975 1970 - 1975
Réalisé

Après deux installations précaires de 1924 et 1947, l'Université de Liège acquiert en 1970 un terrain susceptible d'accueillir une nouvelle station scientifique digne de l'intérêt que représentent les Hautes-Fagnes. 

Sur la base d'un programme clairement défini, Jean Englebert propose un projet s'inspirant des grands volumes des fermes des villages environnants. Les quatre ailes hébergent chacune des bases programmatiques spécifiques : accueil et hébergement des chercheurs, laboratoires, bureaux et locaux techniques. 

L'architecture répond au climat rigoureux des lieux : adossés à une forêt de hêtres au nord, les volumes sont trapus. L'aile d'accueil est couverte d'une toiture à deux versants. Du côté des vents dominants, les trois autres volumes monoversants agissent comme des déflecteurs, protégeant ainsi la cour-jardin orientée au sud. Les galeries en appentis adossées aux volumes principaux contribuent à une forme d'architecture bioclimatique. 

Reprenant la matérialité vernaculaire, les maçonneries de moellons d'arkose et les ardoises artificielles contribuent à fondre le bâtiment dans son environnement. Les fenêtres carrées, caractéristiques de l'architecture de Jean Englebert, alternent avec de longs bandeaux vitrés. Les laboratoires profitent ainsi de vues dégagées sur la Fagne et d'un éclairage haut. À l'intérieur comme à l'extérieur règnent la même efficacité, la même simplicité, toutes deux inspirées de l'architecture rurale de la Haute-Ardenne.


 

Norbert Nelles

Sources
d'Otreppe de Bouvette H., « Station scientifique des Hautes-Fagnes » dans Ministère de la Région wallonne. DGATLP. Division du patrimoine. Le patrimoine monumental de la Belgique. Wallonie. Vol. 12-4, Liège, Verviers-arr. S-W, Liège : Pierre Mardaga éditeur, 1985, p.1657.
Henrion Pierre, Jean Englebert, Liège : Édition Musée en plein air du Sart Tilman, 2007, p.76.