Situées à quelque distance l'une de l'autre, le long de la route qui relie Saint-Hubert à Rochefort, les trois fermes sont, pour Jean Cosse, une première recherche fondamentale d'une intégration de l'architecture moderne dans un site rural, « pensée et construite pour les Ardennes, avec son climat, ses servitudes, ses grandeurs ».
Si, aujourd'hui, d'autres bâtiments sont venus se greffer avec le temps à l'organisation originelle, l'habitation et les locaux d'exploitation ont été conçus comme des éléments séparés. Les étables à stabulation libre, constituées d'une structure préfabriquée en béton, permettent une grande souplesse d'utilisation.
Ouvertes sur le sud, protégées des vents froids par le stockage des pailles, elles possèdent un large débordement de toiture accueillant des activités extérieures. Intimement liés aux étables sur le plan formel, les volumes des maisons présentent, côté route, les lieux d'habitation et se prolongent, par une large toiture, par les remises, la salle de traite et la laiterie.
Les deux bâtiments, d'une plasticité sobre, aux angles incisifs, se répondent et semblent issus du sol qui les accroche.
Jean-Paul Verleyen
| Sources |
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| Cosse Jean & Debuyst Frédéric, Des maisons pour vivre, Bruxelles : Éditions art vie esprit, 1975, p.22-25. |
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