Cette habitation interprète les prescriptions complexes du règlement urbanistique en vigueur dans la localité. Deux coupes néanmoins dans le bâtiment les respectent scrupuleusement.
La logique d'implantation prend appui sur le sens de plus grande pente du terrain et sur un important alignement d'arbres. Les lignes de faîte de la toiture répondent à celles d'autres maisons dans la rue, participant à une intégration respectueuse. Elle l'est aussi par l'usage de matériaux différenciés en façade, clairement identifiés par registre.
Le registre haut est en ardoises naturelles et le bas en moellons en grès ivoire, en accord avec la nature du sol. La géométrie s'affranchit cependant formellement. Elle subdivise en trois le bâtiment qui se déboîte au niveau de deux articulations.
Le volume parallèle à la rue accueille un cabinet médical. Un passage couvert permet d'accéder, entre le cabinet et le garage, à l'entrée de la maison, noyau manifesté par un premier pli en toiture.
Un vaste séjour traversant prolonge l'entrée, puis un autre pli articule ce lieu de vie à l'espace de nuit composé sur deux niveaux.
L'ensemble est grandiose sous une couverture uniforme et reste appréciable pour les proportions finement étudiées de chaque sous-entité.
Cécile Vandernoot
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