Dans un lotissement en devenir, la parcelle choisie s'articule avec le bâti local et une zone végétale. Formellement, le volume résulte des fonctions souhaitées (séjour ouvert, 4 chambres, bureau, salle de détente), des caractéristiques de la parcelle (ensoleillement, vis-à-vis) et de subtiles dérogations aux contraintes urbanistiques (zone de recul, perpendicularité à la voirie).
Positionnée à front de voirie, l'habitation est en effet à la fois parallèle et perpendiculaire à celle-ci, enrichissant la variété morphologique du lotissement, davantage en accord avec les pratiques spontanées rencontrées dans le village. Elle donne à son approche l'impression d'avoir été sculptée, tel un bloc de matière qui aurait été débité. L'uniformité du matériau en toiture et façades – une tuile en terre cuite patinée – renforce cette sculpturalité. La tuile de 16 x 27 cm avec un pureau faible s'apparente à un appareillage de briques traditionnelles. Sa petite taille assure également une résolution soignée des détails architectoniques.
À l'intérieur, chaque surface est exploitée à son maximum jusque sous les versants de la toiture. Les combles s'intègrent aux étages, en continuité de l'espace de circulation, devenant le lieu de détente familial. Le gabarit compact profite également, grâce aux fenêtres judicieusement positionnées en fonction des vues et du soleil, d'importants apports énergétiques et d'une variété de lumières tout au long de la journée.
Cécile Vandernoot
| Sources |
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| «Dossier 12009 - Habitation GH à Temploux» sur le site Wallonie-Bruxelles Architectures, en ligne https://www.wbarchitectures.be/fr/architects/Francois_Elleboudt_architecte_SPRL/Dossier_12, consulté le 01/02/2020. |
| Archives François Elleboudt. |