Cette une œuvre doit quelque chose à la complicité avec Jacques Dupuis, qui a dessiné les premiers avant-projets. Roger Bastin assume la suite seul, en intégrant une référence manifeste à la maison d'été d'Erik Gunnar Asplund à Stennäs (1937), comme l'a laissé entendre Pierre-Louis Flouquet dans La Maison : « Bastin concilie et harmonise avec tant de patience et d'habileté, d'humilité et de raffinement que ses travaux égalent souvent les plus subtiles compositions architecturales de nos amis suisses ou suédois. Tout en demeurant parfaitement latins. »
Implantée sur un terrain au départ triangulaire, la maison comporte une partie jour formant un angle de quelques degrés avec la partie nuit, qui contribue à tirer habilement parti de la pente, en favorisant des vues intéressantes entre de grands arbres et vers la vallée de la Sambre.
À la suite de sa construction à base de produits Durisol (hourdis, blocs coffrants isolants en copeaux de bois minéralisés remplis de béton, et cloisons), des malfaçons ont conduit à un litige. L'esprit scandinave se manifestait aussi au travers de châssis en bois à deux vitrages et d'une toiture en bâtière à faible pente en bardeaux de bois.
Un garage à façade de moellons de grès semi-enterré côté avenue est couplé à de discrets murets marquant l'entrée de la propriété. Une piscine et une allée carrossable modifient d'autant plus la physionomie d'ensemble que les grands arbres ont disparu.
Raymond Balau
| Sources |
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| Roger Bastin architecte 1913-1986, Sprimont : Mardaga, 2001, p.36-37, 142. |
| «Maison pour un médecin, à Namur» dans La Maison, n° 1, janvier, 1954, p.15-16. |