Dès les années 1950, les flancs de la colline de la Citadelle sont urbanisés. La propriété de la chapelle Sainte-Thérèse qui s'étendait jusqu'au chemin des Mélèzes est divisée en parcelles pour un nouveau lotissement.
Pour réaliser leur maison sur ce terrain en forte déclivité, les propriétaires se tournent vers Georges Draye, ingénieur civil architecte à Marcinelle, beau-frère de Mme Lafleur. Étudiée pour se déployer avec le terrain, l'habitation génère des espaces incroyables à vivre avec des doubles hauteurs, des vues croisées, des terrasses en surplomb, de lumineuses pièces de distribution à la place de couloirs. Un escalier intérieur central est complété par des volées extérieures le long des façades qui grimpent de niveau en niveau.
À la vision de la maison moderne que l'architecte propose, on est tenté d'entrevoir les libertés architecturales des Case Study Houses, programme d'habitations modernes et économiques construites par des architectes de renom sur la côte ouest des États-Unis entre 1945 et 1966.
Posée sur son socle de béton et de moellons, elle présente deux volumes en briques reliés sous un grand pan de toiture parallèle à la pente du terrain. La composition entre pleins (murs de briques et châssis en bois) et vides (grandes baies vitrées) est particulièrement soignée à l'articulation des volumes matérialisant le seuil au niveau du socle.
En arrière-plan se dresse la chapelle Sainte-Thérèse, basée sur un plan classique en forme de croix grecque et conçue par l'architecte Albert Ghequière. Elle est construite entre 1926 et 1928, et sa mise en œuvre en béton coulé sur place est alors une grande innovation.
Cécile Vandernoot
| Sources |
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| Archives Georges Draye. |