Le terrain se situe en bordure d'un lotissement sur les hauteurs de la Citadelle de Namur. Il est fortement boisé, abrupt et difficile d'accès. De plus, les reculs imposés réduisent considérablement la surface disponible pour l'édification.
Le programme est exigeant : un cabinet médical, un atelier de peinture et une maison unifamiliale classique. Le budget est serré au regard du programme à abriter. Le double dénivelé du terrain est à la base de la conception du projet. Deux volumétries s'élèvent tangentiellement à la topographie sous la couronne d'un hêtre majestueux. Ces volumes sont fortement articulés les uns par rapport aux autres grâce à des décalages, à la gestion du relief et par le sens des pentes de toiture. Un traitement différencié pour la partie centrale renforce l'autonomie des volumes, tout en les maintenant reliés.
Les élévations sont réalisées à l'aide de blocs de béton lourd laissés apparents. La toiture est recouverte d'ardoises et appuyée sur des pentes en hourdis de béton, visibles depuis l'intérieur.
Kevin Versailles
| Sources |
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| «Maison unifamiliale intégrée dans un site naturel boisé» dans A+, 1978, p.48-50. |
| Pouillon Henry, L'habitation individuelle dans l'oeuvre de l'architecte Roger Bastin (1913-1986) : modernité ou régionalismes en Belgique ?, UCL, Louvain-La-Neuve, Archéologie et histoire de l'art, 1997. |