Nombreuses sont les filiations établies entre les projets de Bastin. L'amitié et les collaborations professionnelles l'ont mené à plus d'un projet, dont celui de la maison pour le peintre Louis-Marie Londot avec qui, depuis la fin des années 1940, il s'est associé pour réaliser de magnifiques lieux de culte.
Première construction de la rue, la maison qu'il conçoit pour son ami est simple, dimensionnée avec justesse pour les besoins de la famille, et comporte sous les combles un vaste atelier. Au pied de la citadelle, la parcelle est étroite et escarpée. Entre mitoyens, les maisons de Bastin partagent des points communs : un dimensionnement des fenêtres plus étudié que dans une quatre façades et un emplacement latéral de l'escalier pour lier les espaces de vie. Ainsi, ici, séjour et salle à manger se répondent en diagonale. La cuisine est située à ce même étage qui donne accès à la cour et depuis laquelle grimpe le jardin en terrasses. Mentionné comme grenier sur les plans, l'atelier profite du dernier niveau plus d'une mezzanine.
Un bandeau étroit de fenêtres sous la rive du toit éclaire l'atelier et le palier adjacent. Une fenêtre grandiose, percée dans la toiture, lui apporte un complément de lumière naturelle. Les châssis sont posés à fleur, ce qui renforce la planéité recherchée dans l'élévation. On retrouve le même souci du détail au n° 52, mais qui n'a pas été construit par Bastin. Les propriétaires avouent s'être largement inspirés de la composition raffinée de la façade.
Cécile Vandernoot
| Sources |
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| Archives Louis-Marie Londot. |
| Archives Atelier Roger Bastin. |