Jambes connaît un important développement urbanistique avec la création du pont des Ardennes et du contournement est de la commune.
Connue pour l'exécution de travaux routiers, l'entreprise SOCOL entame la construction d'un « ensemble résidentiel et commercial avec parking » à l'intersection des routes vers Liège et Marche.
Le premier immeuble réalisé comprend un rez-de-chaussée de onze cellules commerciales et treize étages accueillant septante-huit logements. Ces appartements traversants et confortables sont destinés à la classe moyenne. La toiture du socle semi-enterré des garages et locaux techniques est aménagée en parc paysager.
L'architecture du bâtiment s'inspire des principes modernistes. Un sobre volume parallélépipédique est couvert de façades aux lignes géométriques se terminant par des pignons aveugles. La grille orthogonale des façades reflète la modulation de conception du bâtiment et l'entre-distance des éléments porteurs.
La structure en béton armé est revêtue d'une double paroi délimitant une coursive courant sur toute la longueur du bâtiment. La paroi intérieure est constituée de grandes surfaces vitrées. La paroi extérieure est composée d'éléments préfabriqués en béton architectonique pour les abouts de planchers et les garde-corps.
Cette façade épaisse offre une triple fonction d'usage (terrasse extérieure, évacuation en cas d'incendie), de filtre environnemental et d'effet plastique. Le croisement des rythmes des découpes produit une abstraction géométrique de jeux d'ombres et de transparences.
Le deuxième immeuble prévu n'a pas été réalisé. Les immeubles de gabarit moyen construits sur le solde du terrain au début du XXIe siècle ancrent la masse imposante de l'immeuble dans un paysage hétérogène d'entrée de ville.
Jean-Michel Degraeve
| Sources |
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| Archives communales de Namur.. |