Comme toutes les maisons de Roger Bastin, le programme souhaité et les échanges avec le maître de l'ouvrage sont à la base de la conception. La maison doit pouvoir abriter la demeure familiale, mais aussi un cabinet médical avec salle d'attente et sanitaires.
La bâtisse s'autorise un important recul par rapport à la rue, afin de dégager un jardin tourné vers le sud-ouest. La maison adopte les traits d'une maison traditionnelle belge : toiture en pente et façade en briques de Wanlin. Les étages sont disposés en demi-niveaux, afin d'épouser au mieux le relief de sol.
À l'intérieur, les murs sont en blocs de béton maçonnés, laissés apparents et simplement peints. Les dalles sont en béton brut, laissant le dessin des voliges, ayant servi au coffrage, habiller le plafond. On reconnaît dans ces choix le principe de vérité des matériaux si cher à l'architecte.
La bâtisse comprend également un feu ouvert – aménagement très rare chez Bastin – que l'architecte se résoudra à placer au centre du quartier de jour, sous l'insistance du docteur Nicolay.
Il faut également noter la composition des élévations : le rapport entre les vides et les pleins ainsi que leurs assemblages en bandes de vitrages formant des ensembles continus.
Kevin Versailles
| Sources |
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| Entretien avec Maurice Nicolay et S. Nicolay, le 22 mars 2015. |
| Pouillon Henry, L'habitation individuelle dans l'oeuvre de l'architecte Roger Bastin (1913-1986) : modernité ou régionalismes en Belgique ?, UCL, Louvain-La-Neuve, Archéologie et histoire de l'art, 1997. |