En 1955, René Pechère hérite du plan de l'architecte Raymond Lamarche en vue d'établir la conception paysagère du nouveau cimetière destiné à permettre l'extension de l'ancien cimetière devenu exigu.
Composé sur la base d'un carré de 120 m de côté divisé en quatre parties elles-mêmes divisées en quatre, l'architecte paysagiste propose d'en améliorer les angles en les arrondissant et en échancrant certains carrefours. Il propose, en outre, de prendre en compte les déformations optiques qu'induit la position de l'usager dans le site.
L'allée monumentale centrale, plus large au départ, se voit ainsi diminuer de largeur en allant vers le fond du cimetière. La végétation participe à la symbolique du lieu : l'allée principale bordée de hauts thuyas contraste avec les haies de charmes basses qui clôturent les divers sous-espaces, leur donnant ainsi une dimension intime.
Si le cimetière n'a pas conservé l'intégralité des éléments structurants dessinés par Pechère, l'ensemble permet encore, dans sa partie sud, de percevoir le caractère moderniste du projet établi entre verticalité et horizontalité
Jean-Paul Verleyen
| Sources |
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| Verschaeren B., «Le cimetière de Marche-en-Famenne et René Pechère : un cimetière moderniste» dans Tafofiel, n° 38, septembre, 2017, p.4-22. |