L'usine s'implante sur un terrain d'une superficie de 45 ha situé à proximité de la future autoroute E411 qui, à l'époque, n'est pas encore construite. Il est alors occupé par un étang bordé d'une menuiserie spécialisée dans la production de bois flotté.
Une attention particulière a été apportée à l'intégration du nouveau bâtiment de 51 000 m2 dans le paysage existant. Pour ce faire, deux options claires sont prises : fragmenter le volume en vue d'y laisser pénétrer la nature et jouer avec les niveaux simples et doubles du bâtiment, afin de souligner la pente douce du terrain.
Ainsi, des hauteurs de la colline jusqu'à l'étang, se succèdent en cascade les toitures horizontales des magasins, des locaux dédiés à la fabrication et au conditionnement, et, enfin, reliées à l'ensemble par une passerelle, la toiture de l'administration et celle du restaurant collectif qui achève le mouvement. Cette dernière couvre un espace de plain-pied ouvert sur l'étang originel.
La structure poutres-poteaux de l'édifice d'un entraxe de 6 ou 12 m dans lequel s'inscrit le module de la façade de 1,5 m permet une grande flexibilité des usages et facilite l'évolutivité du bâtiment. Celui-ci rencontre de ce point de vue les enjeux de durabilité chers au propriétaire des lieux qui s'emploie aujourd'hui à faire évoluer l'usine dans ce sens, notamment, par l'adjonction récente d'une unité de bio-méthanisation permettant de produire électricité et chaleur par cogénération ainsi qu'une serre solaire assurant, quant à elle, une réduction substantielle de la masse des résidus secs à évacuer de l'usine.
Jean-Jacques Jungers
| Sources |
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| Archives de L'Oréal Belgilux. |
| Stevens André, Alter Wallonia architectures : les cathédrales d'aujourd'hui, Louvain-la-Neuve : Octogone, 2005, p.54-57. |