Six logements sociaux en bois

Logement public

2004 2004
Réalisé

Deux volumes regroupant chacun trois logements de 95 m² sont implantés à l'angle de la rue dont ils se tiennent à distance par un jardin ouvert que des appentis de bois ponctuent. L'articulation entre eux, par le vide, permet d'absorber la pente du terrain. 

L'extrême simplicité des volumes, construits en douglas des forêts locales et bardés de mélèze, évoque le langage des bâtiments agricoles. Les façades à rue, nord et nord-ouest, austères et fermées, contrastent avec les façades arrière largement ouvertes, au rez-de-chaussée, vers le sud et le jardin. 

Les châssis des fenêtres et les portes sont alignés au plan des façades, les larges baies des séjours, en revanche, en façade arrière, marquent un profond retrait par rapport à l'alignement. Les toitures, à faible pente, à deux versants et en ardoises naturelles, sont percées de cheminées qui évacuent les fumées du seul poêle, généralement à bois, qui chauffe les logements. 

Par la conception de leurs espaces de vie, compacts et ouverts, ceux-ci s'avèrent non seulement très performants au niveau des consommations énergétiques, mais également très conviviaux. 

En effet, le séjour s'organise sur deux niveaux : une pièce familiale au rez-de-chaussée ouverte sur la cuisine et un bureau à l'étage, qu'un vide, le long de la baie, connecte et colore par la mise en couleur vive du garde-corps par l'artiste Jean Glibert. 

Deux chambres de taille et de proportions différentes s'ouvrent sur l'espace en mezzanine, invitant ce large palier à fonctionner comme une extension des chambres ou du séjour.

Joëlle Houdé

Sources
«L'architecture en bois en Région wallonne et alentours» dans Bois et Habitat, Carnet de route, n° 7, 2005, p.48.
«Habitant solidaires» dans A+, n° 237, aout-septembre, 2012, p.50.
Habiter l'espace rural, Bruxelles, société wallonne du Logement, 2012.