En retrait de voirie, la maison Warnier fait partie des maisons de Bastin qui exploitent la typologie « à patio » (maisons Paelinck et Slegten, mais aussi Conreur, Helleputte et Wéry).
Articulée en plusieurs volumes et de plain-pied, l'habitation s'inscrit sur un terrain sans aucune déclivité, ce qui est assez rare. L'exercice est alors légèrement différent pour répondre au programme de la famille de trois enfants, n'étant pas dicté par les particularités provenant immédiatement du site.
L'architecte en profite pour explorer d'autres concepts tels qu'éclater les volumes dans une recherche d'ensoleillement idéal, dissimuler le seuil aux regards ou, du moins, en différer la perception depuis la rue, déployer une promenade architecturale. Ainsi, le volume nord abrite les chambres, le volume est, le séjour et la cuisine, tandis que celui pointant vers le sud renferme un garage et une remise. Tous sont reliés par le volume du hall. Entre eux, des pièces extérieures génèrent des lieux dédiés à l'entrée, à une terrasse au calme ou celle du quotidien longeant une serre.
Les toitures présentent un seul versant, sauf le volume central du hall à toit plat. Ce lieu de transition largement éclairé de l'extérieur est fermé sur la suite de la promenade architecturale, il renforce l'intimité du quartier de nuit.
Cécile Vandernoot