Située à flanc de coteau, cette villa s'élève sur deux niveaux dont le demi sous-sol abrite le garage et les caves. Tous les espaces d'habitation sont situés au rez-de-chaussée et comprennent notamment deux chambres.
Le procédé constructif est tout à fait innovant. Le rez-de-chaussée se compose d'une ossature métallique légère qui supporte des murs à double paroi dont la cloison extérieure est de type Farcométal. Ce système, en libérant les murs de leurs charges, permet non seulement une organisation spatiale infinie, mais surtout de multiplier et d'élargir les baies vitrées. L'encadrement de la porte par un mur en briques de verre (disparu) est particulièrement réussi et confirme l'importance qu'accorde l'architecte à un éclairage naturel de qualité.
Falise emploie d'ailleurs le terme « Villa radieuse » pour qualifier ce bâtiment dont il filme l'ensemble des travaux de construction. Ce film est notamment projeté en 1936 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles à l'invitation du Centre belgo-luxembourgeois d'information de l'acier. Complètement défigurée par diverses transformations, cette maison garde cependant toutes ses spécificités constructives.
Signalons qu'une autre habitation du même type est construite en 1937 sur une parcelle voisine par les mêmes commanditaires.
Sébastien Charlier
| Sources |
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| L'Equerre, n° 3-4, Liège, mars-avril, 1937, p.14. |
| «Villa à Tilff» dans L'ossature métallique, n°2, Bruxelles, Février, 1936, p.85-86. |
| «Pavillon de week-end à Tilff» dans L'ossature métallique, n°3, Bruxelles, mars, 1938, p.113-115. |