Après la guerre de 1914-1918, Édouard Frankinet participe, à Dinant, à la reconstruction d'un grand nombre d'immeubles.
L'Art nouveau n'étant plus de mise, il jongle avec tous les styles, entre éclectisme et Art déco, jusqu'aux interprétations romantiques de modèles mosans. Mais, pour son atelier et son habitation personnelle, un ancien couvent transformé, il adopte une certaine retenue.
La longue façade est l'objet de variations rythmiques assouplissant une relative frugalité à laquelle échappe cependant la galerie d'étage. Posée sur une série de consoles obliques, celle-ci rompt l'isolement du grand oriel placé sous une large corniche débordante.
Le relatif dépouillement de la façade réserve la surprise des sgraffites somptueux (dans l'entrée qui précède l'escalier en granito et fer forgé), réalisés par Paul Cauchie, figure marquante de l'Art nouveau belge et fidèle ami de l'architecte.
Pierre Van Assche
| Sources |
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| Guillaume E., «L'oeuvre d'Édouard Frankinet» dans Le patrimoine moderne et contemporain de Wallonie : de 1792 à 1958, Namur : Ministère de la région Wallonne, 1999, p.378-379. |
| Ministère de la Région wallonne, Le Patrimoine monumental de la Belgique. Wallonie. Vol. 22.1, Namur, arrondissement de Dinant, Liège, Mardaga, 1996, p.426. |
| Jacobs D., Édouard Frankinet architecte (1877-1937), Louvain-la-Neuve, UCL, Licence en Histoire de l'art, 1991. |
| «Banque Images du Service Public de Wallonie» sur le site Banque Images, en ligne http://lampspw.wallonie.be/, consulté le 01/02/2020. |