Du fait d'exigences exagérément compliquées, le concours pour la reconstruction du casino de Dinant échoue en 1920, sans résultat. Deux ans plus tard, à la condition de respecter « un style français s'inspirant du style local », Édouard Frankinet se voit confier le projet.
Il faudra six années de plus pour aboutir, au terme de longues polémiques sur les budgets et leurs financements, à l'inauguration d'un bâtiment ambitieux et au style composite. D'une grande classe, celui-ci contribua longtemps à la réputation de Dinant.
Aujourd'hui, excepté quelques baies ovales ornées et quelques autres rares détails, seul le gros œuvre de la façade témoigne encore de l'élégance de cette œuvre, après les disparitions regrettables, fin des années 1990, de la loggia de la brasserie, du décor du couronnement et des délicats châssis d'origine. Ceux-ci accompagnaient avec finesse et régularité l'ordonnance des cinq travées de baies à l'étage surplombant le portique, initialement ouvert sur l'esplanade. Encadrée par les deux tourelles cylindriques à toitures ovoïdes, cette partie de la façade formait l'avant-plan et le vestibule de la grande salle en rotonde du casino.
Les deux bâtiments symétriques, aux n° 25 et 37, rue Grande, aux décors géométriques et floraux Art déco, sont les vestiges, transformés en 1971, du musée du Kursaal qui formait, jusqu'en 1969, un monumental portique d'accès aux abords du casino.
Pierre Van Assche
| Sources |
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| Ministère de la Région wallonne, Le Patrimoine monumental de la Belgique. Wallonie. Vol. 22.1, Namur, arrondissement de Dinant, Liège : Mardaga, 1996, p.431-434. |
| Tixhon Axel & Coleau Michel, Dinant tu renaîtras, Dinant :Éditions Espère en mieux, 2018, p.401-402. |
| Jacobs D., Édouard Frankinet architecte (1877-1937), Louvain-la-Neuve, UCL, Licence en Histoire de l'art, 1991. |
| «Banque Images du Service Public de Wallonie» sur le site Banque Images, en ligne http://lampspw.wallonie.be/, consulté le 01/02/2020. |