La Dinantaise à Leffe

Logement public

1996 - 2003 1996 - 2003
Réalisé

Laissée à l'abandon, l'ancienne filature La Dinantaise, dont il ne subsistait que le bâtiment principal à front de Meuse, a été rachetée en 1994 par la Société régionale d'habitations sociales de Dinant (SRHSD). 

Situé à deux pas de l'abbaye de Leffe, ce témoin de l'activité industrielle de la vallée de la Meuse, dont la qualité architecturale méritait d'être préservée, est devenu l'élément principal de la restructuration du quartier. 

En tant que « site d'activité économique désaffecté », les opérations d'assainissement et de rénovation du bâtiment ont été subsidiées par la Région wallonne. La réalisation du projet, comportant cinquante-trois logements, a été attribuée à la suite d'un concours d'architecture remporté par l'atelier La Pierre d'Angle. 

L'ensemble de l'opération a été réalisé en deux phases : en premier lieu, la reconversion du bâtiment à front de Meuse en vingt-huit logements et une salle de quartier ; ensuite, la construction de vingt-cinq logements sociaux neufs en bordure de la rue Camille Henry et sur le flanc nord du site. 

L'ensemble s'organise autour d'une place bordée, d'un côté, par l'ancien bâtiment longeant la Meuse et, de l'autre, par trois groupes d'habitations longeant la rue Camille Henry. La place est traversée en diagonale par une rangée d'arbres qui structure l'espace en deux zones différenciées. 

Dans le bâtiment à front de Meuse, entre les deux ailes reconverties en logements, le volume central abrite une salle de quartier et des locaux pour associations. 

Du côté de la rue Camille Henry, étant donné la différence de niveau avec la place, les trois groupes de logements ont fait l'objet d'une conception architecturale spécifique. 

Adossées au mur de clôture existant pour assurer la privacité des cours d'entrée, les maisons se développent sur trois niveaux sous un toit à un seul versant descendant vers la rue. Les pièces de services sont situées dans la partie basse du volume, côté rue ; les pièces de vie se développent dans la partie haute, côté place, où elles bénéficient de l'ensoleillement. 

Chaque maison a deux accès, l'un au niveau rue par les cours ménagées derrière le mur de clôture, l'autre au niveau de la place, à côté de la « chambre de lumière » qui illumine le séjour et la mezzanine.

Roland Matthu

Sources
Cultura Europa, en ligne http://www. culturaeuropa.be, consulté le 01/02/2020.
Archives Jean-Paul Verleyen.