Rénovation urbaine de Bouvignes

Logement public Autre programme d'espaces publics

1985 - 2004 1985 - 2004
Réalisé

Située sur la rive gauche de la Meuse, au pied de l'éperon rocheux dominé par le château Crèvecoeur, Bouvignes est une petite ville au tissu urbain caractéristique, riche de plusieurs monuments historiques. 

Dans les années 1970, la prise de conscience de l'importance du patrimoine culturel et la menace qui planait sur la ville ancienne ont attiré l'attention de la Commission royale des monuments et des sites sur la nécessité d'examiner les valeurs architecturales de la ville et de définir les principes destinés à guider son évolution. 

À la suite de cette étude, et grâce à la collaboration de la Ville de Dinant, des ministères de la Culture, de l'Aménagement du territoire et du Logement, un concours d'architecture et d'urbanisme est lancé en 1976. Il a pour but de réaliser une opération pilote, alternative à la pratique de « rénovation au bulldozer ». Le concours porte sur l'établissement d'un plan directeur de Bouvignes et la rénovation de l'îlot Morren, acquis par la Ville. 

En 1977, à l'issue du concours, les architectes de La Pierre d'Angle, lauréats, se voient confier la rénovation d'une première tranche de la rénovation urbaine, travail qu'ils poursuivront par phases successives sur les différents îlots du quartier nord de Bouvignes. 

Commencée en 1985, l'opération sera menée dans le respect du tissu urbain, de son caractère et de son échelle, sans mimétisme, en utilisant des matériaux et des systèmes constructifs contemporains. 

Pour la rénovation de deux bâtiments classés, rues Richier et Barbier, les architectes n'ont pas hésité à faire usage de voiles en béton apparent ou de laisser en l'état un mur détruit, en contrepoint à une paroi vitrée. 

Le langage architectural de la dernière phase témoigne de l'évolution qui s'est opérée en deux décennies dans la conception des logements, dans leurs formes et leurs matériaux. 

En 2004, à l'issue de l'opération, la rénovation urbaine du quartier nord aura permis de créer vingt-neuf logements neufs, de rénover vingt-six logements existants, de réaménager et équiper les voiries, de créer des piétonniers et une nouvelle placette, de mettre en valeur le patrimoine historique classé, ainsi que des vestiges du rempart médiéval.

Roland Matthu

Sources
Le Soir, en ligne https://www.lesoir. be, consulté le 01/02/2020.
Archives Jean-Paul Verleyen.