Implantée au sein d'un lotissement d'habitations unifamiliales, la maison Conreur est isolée au fond d'une vaste parcelle très arborée à l'abri des regards. Elle se compose de trois volumes de plain-pied reliés par des jonctions à toit plat distribuant les fonctions de jour et de nuit. Au centre, la cuisine fait le lien entre ces entités séparées grâce à des terrasses extérieures, parfois couvertes, comme un jeu de découverte de volumes mis en perspective.
Les toitures à deux pentes des volumes principaux ont été imposées pour l'obtention du permis de bâtir. Elles sont en ardoises noires et sont supportées par des murs de façade monochrome de béton peint en blanc.
L'ensemble de la maison s'intègre dans son environnement de verdure grâce à l'utilisation de matériaux naturels et également grâce à sa faible hauteur. Les volumes s'articulent et profitent de différentes vues, orientations et terrasses.
Antoine Jamain et Irène Lund
| Sources |
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| Pouillon Henry, L'habitation individuelle dans l'oeuvre de l'architecte Roger Bastin (1913-1986) : modernité ou régionalismes en Belgique ?, UCL, Louvain-La-Neuve, Archéologie et histoire de l'art, 1997. |
| Parage Thibaut, Regard sur larchitecture domestique de Roger Bastin, ISA Saint-Luc Bruxelles, Archéologie et histoire de lart, 1993. |
| Lanotte André, Roger Bastin architecte, 1913-1986, Sprimont, Mardaga, 2001. |