Véranda de l'hôtel d'Artaize

Habitation unifamiliale

1905 1905
Réalisé

En 1905, Georges Hobé ajoute une vaste véranda à l'hôtel d'Artaize, demeure patricienne du XVIIIe siècle alors habitée par la famille de l'industriel Albert Camion, époux d'Amélie Franeau. 

Insérée entre la demeure historique et un pavillon sans doute ajouté par Dagobert Chauchet au début du XIXe siècle, cette véranda, masquée côté rue par un mur à fenêtres aveugles, est d'une étonnante modernité côté jardin. 

Établie sur un plan en L, construite en bois et agrémentée de détails simples et élégants, sa toiture plate percée de trois lanterneaux, dont un plus grand et plus élaboré, elle est pourvue de grands châssis à guillotine et allèges vitrées offrant de larges vues sur le jardin en pente vers la Semois et sur le panorama forestier de la rive opposée. Communiquant par un escalier avec le pavillon adjacent, elle est établie sur un niveau de caves en maçonnerie de plain-pied avec le jardin et bénéficie ainsi du chauffage central par le sol en grâce à quinze grilles discrètes insérées dans la mosaïque du bel-étage. 

Le nom de Hobé est gravé au poinçon côté bois dans une poignée de porte d'un modèle fréquent chez lui à cette époque. Charles Van Lerberghe a vu dans cette demeure « un petit Weimar » imprégné d'art – Eugène Carrière était au nombre des peintres de la collection Camion – et de musique, car les concerts, les fêtes et les réunions de chasse y étaient nombreux.

Raymond Balau

Sources
Balau Raymond, «L'hôtel d'Artaize à Bouillon (XVIIIe). La famille Camion, le "petit Weimar" et Georges Hobé (1881-1914). Photographies des années 30 et 40.» dans Bulletin de la Commission royale des Monuments, Sites et Fouilles, n° 28, (sorti en mars 2017), 2016, p.95-125.
Georges Hobe, en ligne http://www.georgeshobe.be, consulté le 01/02/2020.