Le long de la Meuse, dans un site à proximité d'un pont qui dessert des axes viaires majeurs de la région, le centre culturel existant a transformé sa présence grâce à ce projet radical qui le profile comme un point de repère dans le territoire.
L'environnement de proximité est celui d'un zoning industriel anonyme, mais la confrontation s'opère avec un paysage dégagé et riche d'éléments : le fleuve, les collines, le pont, les routes, les profils de la ville voisine.
Le nouveau bâtiment est un prisme rigoureux à base rectangulaire habillé de tôle métallique noire. Ses quatre niveaux contrastent avec le voisinage. L'organisation interne accueille toutes les nouvelles fonctions du centre, suivant une composition rationnelle et lisible. Les finitions sont essentielles et adaptables à un usage évolutif. La façade principale vers la Meuse, orientée nord, est entièrement vitrée et habillée de lamelles. Celles-ci sont animées par l'intervention artistique qui habille les deux faces avec des images photographiques à grande échelle, pensées pour être vues à grande distance. La face arrière est moins exposée et ses ouvertures sont réduites.
Au niveau du rez-de-chaussée, un volume bas assure la connexion avec l'ancienne salle de spectacle. Ce corps intermédiaire sert d'accès au public. Il est dissimulé sous une colline artificielle qui permet de démarquer davantage l'autonomie du bloc vertical noir et s'ouvre sur un parking mutualisé avec les établissements voisins.
Maurizio Cohen
| Sources |
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| «la culture s'affiche. Extension du centre culturel d'Andenne» dans Architrave, n° 191, février, 2017, p.26-27. |
| Lheureux Charlotte, «Sublimer l'ordinaire» dans A+, n° 256, octobre-novembre, 2015, p.6-7. |
| Levy V., «Signe, culture et mixité» dans A+, n° 227, octobre-novembre, 2010, p.68-71. |