Micha Robert

Saint-Vith, 1934

Scolarisé à Malmedy en allemand pendant la Seconde Guerre mondiale, Robert Micha est intéressé par les travaux de son frère Charles, alors étudiant à l'Institut Saint-Luc Liège. 

Il débute ses études dans la même école et est diplômé de l'académie des Beaux- Arts à Liège en 1957. D'abord stagiaire chez son frère, il s'associe ensuite à lui pendant une dizaine d'années. Ils vont notamment transformer l'atelier et le magasin du photographe Reusch (1957). 

À peine sorti de ses études, Robert Micha conçoit également sa propre maison (1958) où apparaît l'influence de Roger Bastin dans l'expression des volumes. Avec la maison Schumacher (1963-1964) sur les hauteurs de Malmedy, il est confronté à une topographie particulièrement complexe. La très belle école des Grands-Prés à Malmedy du milieu des années 1960, réalisée en béton dans un quartier d'après-guerre, est malheureusement détruite à la suite d'un incendie. 

Les deux écoles primaires de Hunange (1969) et de Murrange (1970) préfigurent le système Modulem. Principe constructif à ossature en bois développé en collaboration avec la menuiserie Warland à Ligneuville dès la moitié des années 1970, Robert Micha en exploite avec justesse les capacités structurelles et propose une architecture largement vitrée, comme en témoignent notamment les maisons Heyen (1975) au bord du lac de Robertville, De Wilder (1976) à Bévercé ou Guyaux (1976 H48) à Longfaye. 

Une quarantaine de maisons sera construite selon ce procédé. Dans son architecture domestique, Robert Micha reste fidèle à une logique de matériaux locaux, utilisant de manière précoce le bois, mais aussi l'ardoise et les moellons d'arkose ou de grès schisteux.